Paul Dumouchel – Intelligence artificielle et démocratie

February 21, 2020 1 comment

VOUS ÊTES CORDIALEMENT INVITÉ

CYCLE CONJOINT DES CONFÉRENCES – DÉBATS CHAIRE UNESCO-UQAM ET CHAIRE ACME-LAVAL Hiver 2020

17h30-19h30 – Salle AM-204-205 Bibliothèque centrale Pavillon Hubert-Aquin, UQAM, 400, rue Sainte-Catherine Est

Pratiques et corruptions de la démocratie ancienne et moderne

De l’Antiquité jusqu’à aujourd’hui, la démocratie a été associée aux principes de liberté et d’égalité. Pour devenir effectifs et informer la vie politique et sociale, ces principes doivent toutefois s’incarner dans des pratiques et des médiations qui leur donnent corps. La désignation de magistrats par tirage au sort ou l’élection de représentants viennent immédiatement à l’esprit lorsqu’on pense aux démocraties antiques et modernes. Mais les pratiques démocratiques incluent aussi d’autres modes de participation et de consultation, d’éducation, de contrôle ou de contrepoids. Nécessaires à la vie démocratique, ces pratiques sont aussi, par contre, le lieu de sa possible corruption. Aristote explique ainsi en détail, dans les Politiques, comment on peut conduire la démocratie à sa perte ou la vider de sa substance ne serait-ce que par une transformation minime de ses pratiques. De manière générale, la pratique est d’ailleurs dans un lien étroit aux mœurs, c’est donc à travers elle que se déploient et que sont testés, en quelque sorte, l’esprit et l’idéal d’un régime politique.

C’est ce double aspect des pratiques démocratique – leur nécessité et leur possible corruption – que nous souhaitons explorer tour à tour ou conjointement dans le cycle de conférences de la Chaire Unesco pour l’année 2019-2020.

Quatrième séance

Mercredi 26 février

Paul Dumouchel (Core Ethics and Frontier Science – Ritsumeikan University)

Intelligence artificielle et démocratie

Avocat du diable : Luc FAUCHER (Philosophie-UQAM)

Appel à communications – Philosophie pratique et décolonisation des savoirs

February 15, 2020 Leave a comment

Appel à communications

Philosophie pratique et décolonisation des savoirs

Colloque international « Philosophie pratique et décolonisation des savoirs »
Université de Sherbrooke – Campus de Longueuil, 17-18-19 juin 2020

Ce colloque annuel en philosophie pratique souhaite rassembler des philosophes et des étudiant.es aux cycles supérieurs et chercheurs.es en sciences humaines de tous horizons intéressés.es par la philosophie pratique. Les contributions peuvent ainsi s’inscrire dans différentes disciplines, traditions et courants de pensée, et ce, bien que la présente édition accorde une attention particulière à la décolonisation des savoirs.

Au Canada et au Québec, comme dans le monde académique occidental en général, l’heure est à la représentativité des corps enseignants et des cohortes étudiantes eu égard à la pluralité ethnoculturelle. Il s’agit de corriger diverses formes de sous-représentation affectant les disciplines traditionnelles (et la philosophie plus que les autres), en introduisant des mesures d’inclusion, de discrimination positive ou encore des quotas. Dans cette perspective, que l’on peut appeler ” libérale “, la cible de ces mesures concerne l’accès et le maintien aux études, l’équité dans l’accès à l’emploi et à la recherche, pour réparer diverses formes de discrimination systémique anciennes ou plus récentes. Ces mesures prennent rarement en compte les pratiques et les idéaux internes de la discipline (rationalité, objectivité, universalité, spécialisation, professionnalisation) : il s’agit d’ajouter de la diversité parmi les philosophes, pas dans la discipline ou de questionner ce que fait le ‘canon’ traditionnel (“ add-X-and-stir ” problem : Warren 2009).

Les critiques postcoloniales/décoloniales des dernières décennies vont au contraire dans ce dernier sens (Mbembe 2006), tout comme les critiques féministes d’aujourd’hui (Hasslanger 2008). La revendication et le projet de ‘décoloniser’ la philosophie, ainsi que les autres disciplines et le monde universitaire plus largement, s’attardent aux méthodes, valeurs et institutions générant en philosophie une injustice, voire une violence épistémique, ainsi qu’une dévalorisation durable des corps et des subjectivités (Godrie et Dos Santos 2017). Ce genre d’injustice concerne moins l’accès aux études et l’équité en emploi que la production du savoir dans des contextes de pouvoir défavorables aux penseurs.es des pays anciennement colonisés (De Sousa Santos 2017), aux groupes minoritaires et aux personnes racisées en Occident (Hamrouni et Maillé 2105). Les enjeux soulevés par ces questions ne sont pas seulement académiques et locaux, mais historiques, socio-politiques et globaux, aussi bien dans l’espace (géopolitique des connaissances, Kavwahirehi 2008, Kisukidi 2015) que dans le temps (histoire de la philosophie, Diagne 2017, König-Pralong 2019).

Que signifierait réparer cette injustice, ouvrir la philosophie aux autres expériences de la modernité et aux autres types de savoirs (Grosfoguel 2010)? Quels moyens (épistémologiques, méthodologiques, pédagogiques, curriculaires, interdisciplinaires, institutionnels, sociaux) mettre en oeuvre pour opérer cette décolonisation? Et qui en portera la responsabilité? Les groupes et personnes qui estiment en faire les frais, bien sûr, en proposant une critique du racisme et en proposant des voies épistémiques nouvelles, mais aussi les praticiens.nes de la philosophie en posture privilégiée (Bessone 2015, Abadie 2018), et cela, non par paternalisme, mais par souci de « désapprentissage … de l’esprit spontané de domination » (Williams 1958).

Nous vous invitons donc à venir partager vos expériences, vos démarches et vos résultats lors de ce colloque – un des premiers du genre au Québec – organisé par les doctorants.es en philosophie pratique de l’Université de Sherbrooke. Quelques axes principaux peuvent être suggérés :

  • Quels sont les facteurs d’exclusion ayant conduit à la philosophie dominante aujourd’hui, à son hégémonie épistémologique?
  • Qu’est-ce que la réparation de l’injustice épistémique modifierait dans cette philosophie?
  • Quels exemples de pratiques et de stratégies de décolonisation sont les plus prometteuses?
  • Quelles objections et résistances rencontre ce projet, que valent-elles, et comment y répondre?
  • Les critiques postcoloniales sont diversifiées : des études d’auteurs.es sont aussi bienvenues.

Sont également bienvenues les contributions développant des aspects plus théoriques de la philosophie pratique en philosophie fondamentale, philosophie politique et philosophie féministe tout comme des courants philosophiques plus récents tels que la philosophie organisationnelle, la philosophie de la communication, la philosophie en entreprise, l’éthique appliquée, l’éthique des affaires, la bioéthique, pour ne nommer que celles-là. Les contributions peuvent aussi provenir d’autres disciplines, dans la mesure où elles permettent de réfléchir à la dimension pratique de la philosophie et/ou à la décolonisation des savoirs ainsi que leurs différents champs d’applications.

Les propositions de communication doivent contenir un titre et un résumé d’un maximum de 250 mots et doivent être soumises au plus tard le 17 mars 2020 au lien suivant :
https://www.sondageonline.com/s/Colloque2020

Conférencières et conférenciers invités.es (confirmés.es jusqu’à présent) :

  • Niamke Koffi (Université Felix Houphouët-Bougny, Côte d’Ivoire)
  • Mark Maesschalck (Université catholique de Louvain, Belgique)
  • Dany Rondeau (Université du Québec à Rimouski)
  • Allison Marchildon (Université de Sherbrooke)
  • Melissa Thériault (Université du Québec à Trois-Rivières)
  • André Duhamel (Université de Sherbrooke)
  • Priscyll Anctil-Avoine (Université du Québec à Montréal)
  • Alia Al-Saji (Université McGill)
  • Nicolas Bernier (Université de Sherbrooke)

Dates importantes :

  • Dépôt des propositions : jusqu’au 17 mars 2020
  • Réponse aux auteurs.es : 31 mars 2020
  • Colloque : 17-18-19 juin 2020

Comité scientifique :

Organisé avec l’appui de l’Association étudiante des étudiants en philosophie et en éthique appliquée, le Département de philosophie et d’éthique appliquée et la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université de Sherbrooke.

Lieu :
Campus de Longueuil
150, Place Charles-Lemoyne
Longueuil (QC) J4K 0AB

Références

  • Abadie, Delphine 2018, Reconstruire la philosophie à partir de l’Afrique. Une utopie postcoloniale, thèse de doctorat en philosophie, Université de Montréal.
  • Bessone, Magali 2015, « Décoloniser la philosophie politique », De(s)générations, no 22 : 29-36.
  • Diagne, Bachir 2017, « Pour une histoire postcoloniale de la philosophie », Cités, no 72 : 81- 93.
  • De Sousa Santos, Buoventura 2017, « Épistémologies du Sud et militantisme académique [entretien], Sociologie et sociétés, 49 no 1 : 143–149.
  • Godrie, Baptiste et Marie Dos Santos 2017, « Inégalités sociales, production des savoirs et de l’ignorance », Sociologie et sociétés, 49 no 1 : 7-31.
  • Grosfoguel, Ramón 2010, « Vers une décolonisation des Uni-versalismes occidentaux », in Achille Mbembe et al. (dir.), Ruptures postcoloniales, Paris, La Découverte, p. 119-138.
  • Hamrouni, Naïma et Chantal Maillé (dir.) 2015, Le sujet du féminisme est-il blanc? Femmes racisées et recherche féministe, Montréal, Les Éditions du Remue-Ménage.
  • Hasslanger, Sally 2008, « Changing the Ideology and Culture of Philosophy – Not by Reason (Alone) », Hypatia, 23 no 2 : 210-223.
  • Kavwahirehi, Kwasereka 2008, « De la géopolitique de la connaissance et autres stratégies de décolonisation du savoir », Quest. Revue Africaine de Philosophie, XXII : 7-24.
  • Kisukidi, Nadia Yala 2015, « Décoloniser la philosophie, ou de la philosophie comme objet anthropologique », Présence Africaine, no 192 : 83-98.
  • König-Pralong, Catherine 2019, La colonie philosophique. Écrire l’histoire de la philosophie aux XVIIIe et XIXe siècles, Paris, Éditions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales.
  • Mbembe, Achille 2006, « Qu’est-ce que la pensée postcoloniale [entretien] », Esprit, no 12 : 117-133.
  • Warren, Karen J. 2009, An Unconventional History of Western Philosophy, Rowman & Littlefield.
  • Williams, Raymond 1958, Culture and Society 1780-1950, London, Chato & Windus.

Francis Dupuis-Déri – L’école contre la démocratie

February 14, 2020 Leave a comment

CYCLE CONJOINT DES CONFÉRENCES – DÉBATS
CHAIRE UNESCO-UQAM ET CHAIRE ACME-LAVAL
Hiver 2020

17h30-19h30 – Salle AM-204-205 Bibliothèque centrale
Pavillon Hubert-Aquin, UQAM, 400, rue Sainte-Catherine Est

Pratiques et corruptions de la démocratie ancienne et moderne

TROISIÈME SÉANCE

Mercredi 19 février

Francis DUPUIS-DÉRI (Sc.Po – UQAM) – L’école contre la démocratie

Avocat du diable : Marc-André ÉTHIER (Sc. Éducation UDEM)

Caroline Tait – Micro-reconciliation as a Pathway for Transformative Change

February 13, 2020 Leave a comment

As part of the Montreal Health Ethics Conference Series, the Pragmatic Health Research Unit is pleased to invite you to the conference “Micro-reconciliation as a Pathway for Transformative Change”, a lecture by Dr. Caroline Tait, member of the Métis Nation of Saskatchewan and professor in the Department of Psychiatry, University of Saskatchewan.

Free event, open to all!

 

Sorin Bangu -Mathematical explanations of physical facts

February 7, 2020 Leave a comment

The Montreal Inter-University Workshop on the History and Philosophy of Mathematics presents:

Sorin Bangu (Bergen):
Mathematical explanations of physical facts

Friday, February 14, 2020
McGill University, Leacock Building, Room 927. 3:30-5:00pm

Abstract: The paper proposes an account of how mathematical explanations of physical facts might work. I argue that the role of mathematics is explicatory, and give reasons to believe that this explicatory role is also an explanatory one. In more detail, the plan of the talk is as follows. I begin with a close analysis and critique of a recent theory of such explanations, due to Marc Lange (2013; 2017). Then I introduce the explicatory model, which I test on several examples. Some of these examples have already been proposed in the literature, and I argue that the model can accommodate them naturally: in all cases, mathematics is explicatory and, under certain conditions, also explanatory. Time permitting, I’ll end with a discussion of a new example.

For more information, please contact: Gregory Lavers (Concordia), Mathieu Marion (UQÀM), Jean-Pierre Marquis (UdM), Dirk Schlimm (McGill).

Website: http://www.cs.mcgill.ca/~dirk/workshop

Bruno Antonini – deux conférences

February 6, 2020 Leave a comment

Les rencontres Midi de la Chaire UNESCO d’Étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique

Hiver 2020

12h30-14h00 – Salle W-5215 (5e étage)

PavillonThérèse-Casgrain, UQAM, 455, boul.  René-Lévesque Est, Montréal

Bruno ANTONINI

Professeur de philosophie à Paris et qualifié maître de conférences en philosophie. Docteur en philosophie depuis fin 2002, sa thèse porte sur « Philosophie et politique chez Jean Jaurès. Le rôle de l’État dans la transmutation de la République en socialisme », à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la direction de André TOSEL. Cette thèse a reçu en 2003 le Prix Georges-Bastide décerné par l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse.

Conférence 1 : mercredi 12 février de midi 30 à 14h00, salle W-5215

Le républicanisme jaurésien : citoyenneté sociale et institutions républicaines

Conférence 2 : jeudi 13 février de midi 30 à 14h00, salle W-5215

Laïcité et Question sociale chez Jean Jaurès

Sophie-Jan Arrien – À l’école de la finitude. Paul Ricoeur contre la démesure philosophique

February 5, 2020 Leave a comment

Bonjour,

Pour sa 46e conférence, Fillosophie a le plaisir de vous inviter à venir écouter Sophie-Jan Arrien, professeure de philosophie à l’Université de Laval. Sa conférence est intitulée « À l’école de la finitude. Paul Ricoeur contre la démesure philosophique ».
Nous vous attendons le vendredi 14 février à 13h, au local W-5215, au département de philosophie de l’Uqam. (455 boulevard René Lévesque Est)

Le résumé de la conférence : La pensée philosophique de la fin du 20e siècle fut caractérisée, du moins pour une part, par la déconstruction des notions cardinales de raison et d’objectivité, de sujet et de vérité. Elle est, de ce fait, devenue, pour plusieurs, synonyme d’un abandon pur et simple de la vocation de la philosophie à tenir un discours rationnel et rigoureux sur le monde et sur l’être humain, au profit d’un relativisme débridé ne connaissant aucune limite et ne reconnaissant aucune norme de vérité. Je tenterai, dans cette conférence, de montrer que le geste philosophique de Paul Ricœur échappe résolument à ces écueils tout en prenant au sérieux, plus que quiconque peut-être, la finitude inhérente à la pensée que la déconstruction a voulu mettre au jour. Refusant les reproches d’œcuménisme qu’on entend régulièrement fuser à l’égard de Ricœur, je mettrai en lumière ce qui m’apparaît fonder l’originalité, la rigueur et la fécondité de sa pratique philosophique, et ce, contre toute hubris ou démesure de la pensée.

La conférence sera donnée en français et se veut ouverte à un public général. Nous pourrons prendre vos questions par écrit (sur papier ou sur les réseaux sociaux).
Des collations et des boissons chaudes (thé, café) vous seront offerts suite à la conférence.

Vous pouvez trouver l’ensemble des informations sur notre page Facebook https://www.facebook.com/events/2525788637688681/ , et sur notre site web, https://fillosophie.com/programmation/#Hiver_winter.

Au plaisir de vous y voir en grand nombre!

L’équipe de Fillosophie