APPEL À PROPOSITIONS POUR UNE JOURNÉE D’ÉTUDE SUR LA MÉTAPHYSIQUE DES ÉCOSYSTÈMES

September 1, 2021 Leave a comment

APPEL À PROPOSITIONS POUR UNE JOURNÉE D’ÉTUDE SUR LA MÉTAPHYSIQUE DES ÉCOSYSTÈMES

DATE : VENDREDI LE 3 DÉCEMBRE 2021

Cette journée d’étude consacrée aux enjeux métaphysiques des écosystèmes et à leurs implications épistémologiques, éthiques et pratiques est organisée par Anne-Marie Boisvert (UQAM), Sophie Bretagnolle (UQAM/Université Paris Sorbonne), Antoine C. Dussault (Collège Lionel-Groulx/CIRST/CRÉ) et Véronica Ponce (Collège Marianopolis), avec le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST), le Groupe de recherche en éthique environnementale et animale (GRÉEA) et la Chaire de recherche du Canada en philosophie des sciences de la vie (UQAM).

Conférencier d’honneur : Frédéric Bouchard (Université de Montréal)

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Description :

La préservation et la restauration des écosystèmes apparaît sans conteste comme un enjeu majeur dans le monde actuel. Pourtant, leur statut ontologique fait l’objet d’un débat en écologie depuis les débuts de cette dernière en tant que discipline scientifique. Les écosystèmes forment-ils des entités unifiées, dotées de frontières objectives dans l’espace et le temps, ou ne sont-ils que de simples agrégats fortuits d’espèces individuelles ?

Cette question, qui peut sembler de prime abord d’ordre purement métaphysique et théorique, a des implications éthiques et pratiques déterminantes en ce qui concerne la manière de concevoir la gestion, la préservation et la restauration de ces entités. En effet, si les écosystèmes ne sont pas des entités réelles, alors il pourra sembler plus raisonnable de centrer nos efforts de conservation sur les espèces et les organismes individuels, voire de penser que ceci peut être accompli en faisant abstraction d’éventuelles relations de dépendance que ces derniers pourraient entretenir entre eux et avec leur milieu physique.   

Nous invitons les philosophes, les scientifiques et les chercheur.e.s ayant travaillé sur ces questions à nous soumettre leurs propositions de communication. Celles-ci pourront par exemple aborder les thèmes suivants :

Réalisme versus instrumentalisme :

  • Les écosystèmes ont-ils une réalité objective ou ne sont-ils que des assemblages délimités en fonction de nos intérêts épistémiques, scientifiques ou socio-économiques ?

Holisme versus réductionnisme :

  • Les écosystèmes forment-ils des touts qui ne se réduisent pas à la somme de leurs parties (manifestent-ils des propriétés émergentes, qui ne peuvent pas être définies en termes des propriétés des espèces ou organismes qui les composent) ?   
  • Et dans ce cas, qu’est-ce à dire? Doit-on entendre l’émergence en termes de nouveauté, d’imprédictibilité ou d’irréductibilité? S’agit-il d’une émergence faible (épistémique) ou forte (métaphysique) ?

Identité, individuation et constitution des communautés et des écosystèmes :

  • Quels sont les critères d’individuation des écosystèmes ?
  • Quels sont les modes de constitution et d’organisation interne des écosystèmes (types de relations, de fonctions, etc.) ?
  • Les écosystèmes sont-ils assimilables à des organismes ou à des systèmes (complexes ou dynamiques) ?
  • Les écosystèmes doivent-ils pour être admis dans l’ontologie posséder des frontières bien définies dans l’espace et le temps ?

Implications scientifiques, pratiques et éthiques :

  • Quelles sont les différentes implications en écologie et en éthique de l’environnement de l’admission ou du rejet des écosystèmes à titre d’entités réelles ?

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Les présentations d’une durée maximum de 30 minutes seront suivies d’une période de question de 10 minutes. Elles se dérouleront en présentiel ou en virtuel.

Date limite pour envoyer votre proposition : 1er octobre 2021

Notification d’acceptation : 1octobre 2021

La proposition doit être anonymisée et inclure :

  • Un titre
  • Un résumé (300 mots maximum)

La proposition doit être envoyéen format pdf avant le 1er octobre 2021 à Anne-Marie Boisvert à l’adresse suivante : boisvert.anne-marie(at)uqam.ca

Spécisme et autres discriminations

August 26, 2021 Leave a comment

Spécisme et autres discriminations

Colloque GRÉEA/CRÉ

Montréal, 30-31 août 2021

Pour s’inscrire, c’est ici!

Les notions et les phénomènes relatifs au racisme et au sexisme ont bénéficié d’une attention privilégiée en philosophie morale et politique. De nombreux travaux ont été consacrés à leur analyse conceptuelle et à la recherche de solutions aux problèmes de justice que les préjugés, la discrimination et l’oppression raciale et/ou genrée peuvent soulever en théorie et en pratique. Plus récemment, des chercheur.se.s ont élargi ces débats aux questions posées par le capacitisme. Les tenant.e.s de la théorie critique du handicap, par exemple, ont fait beaucoup pour modifier la conception dominante de la normalité qui stigmatise les personnes en situation de handicap en les présentant comme inférieures, d’une manière ou d’une autre, aux personnes valides. Dans le même ordre d’idées, des auteur.rice.s dénoncent le spécisme, qu’ils et elles identifient, par analogie avec le racisme, le sexisme ou le capacitisme, à une forme de discrimination, de préjugés ou de mépris à l’égard de certains individus; en l’occurrence, ceux qui n’appartiennent pas à certaines espèces animales (l’espèce humaine principalement) ou qui ne possèdent pas l’une ou l’autre des propriétés associées aux espèces privilégiées (les capacités cognitives sophistiquées, le plus souvent).

Dans le cadre de ce colloque, nous nous intéresserons au spécisme et à la manière dont il se compare au racisme, au sexisme et au capacitisme. Nous chercherons à mieux comprendre les phénomènes tels que la discrimination, l’oppression, la domination et la partialité à travers le recoupement des différentes formes qu’ils peuvent prendre, dans l’espoir de découvrir, peut-être, de nouvelles pistes dans les luttes menées contre ces injustices.

Lundi 30 août 2021 

9h00  Mot de bienvenue – Christine Tappolet (UdeM, Directrice du CRÉ) et Kristin Voigt (McGill, Responsable du GRÉEA et co-directrice de l’axe Éthique environnementale et animale du CRÉ)

9h15 – 12h00

Panel #1 – DISCRIMINATION, OPPRESSION ET INTERSECTIONALITÉ

Coorganisatrices: Kristin Voigt (McGill) et Natalie Stoljar (McGill)

Bien que les définitions précises du spécisme, du racisme, du capacitisme, etc. soient controversées, elles présentent souvent ces phénomènes comme des formes d’oppression et des indicateurs d’inégalités et d’injustices structurelles. Cette table ronde cherchera à faire avancer le débat en explorant un certain nombre de questions conceptuelles sur l’oppression, l’injustice structurelle et la discrimination, et les liens qui existent entre elles.

Parmi les questions qui pourraient être abordées, mentionnons les suivantes :

  • Qu’est-ce que l’oppression ? Existe-t-il une caractéristique fondamentale de l’oppression qui se retrouve dans toutes les formes qu’elle peut prendre, par exemple celle qui se fonde sur le sexe, l’appartenance à une espèce, la race ou la situation de handicap ?
  • Certains types d’oppression – comme l’oppression épistémique ou l’oppression intériorisée – sont-ils également pertinents pour chacun de ces différents types d’oppression ?
  • Quels sont les devoirs créés par l’oppression et l’inégalité structurelle, et à qui incombent ces devoirs (par exemple aux victimes, spectateurs, bénéficiaires, etc.) ?
  • Quelle est la relation entre l’oppression et d’autres concepts apparentés, tels que la discrimination et l’injustice structurelle ?
  • Comment l’oppression et l’inégalité structurelle façonnent-elles la perception que les individus ont d’eux-mêmes et des autres, ainsi que les discours publics ? Étant donné les effets persistants et préjudiciables de l’oppression sur les individus, quels sont les outils disponibles pour y remédier ?

Présentations:
Amandine Catala (UQÀM) -« Epistemic Injustice, Intersectionality, and Autism »;
Benjamin Eidelson (Harvard Law) -« Nonhuman Animals and the Concept of Discrimination »;
Natalie Stoljar (McGill) -Oppression and nonhuman animals (brief remarks) ».

13h00 – 16H30

Panel #2 – LE SPÉCISME ET LE SEXISME

Coorganisatrices: Naïma Hamrouni (UQTR), Hannah Carnegy-Arbuthnott (U. of York) et Virginie Simoneau-Gilbert (Oxford U.)

Nombre de femmes historiquement engagées dans la lutte pour les droits des femmes étaient par ailleurs impliquées au sein d’organismes de protection des animaux. Cependant, une partie de la rhétorique utilisée historiquement dans les campagnes féministes a supposé que la meilleure manière de combattre la subordination des femmes était de dénoncer leur déshumanisation et leur animalisation en revendiquant leur appartenance au groupe dominant constitué des êtres humains, par opposition aux autres animaux. Par exemple, le pouvoir des critiques telles que le fait d’être traité « comme un morceau de viande », ou que ceux qui objectivent agissent « comme des porcs » vient de l’invocation implicite d’une hiérarchie de dignité entre les humains et les autres animaux.

L’émergence de ce type de rhétorique dans les milieux féministes n’est peut-être pas surprenante. Un mécanisme important de la subordination patriarcale sur les axes du sexe, de la race et de la classe consiste à relayer les groupes opprimés à un “autre”, en les présentant comme bestiaux et donc non civilisés, ne méritant pas un respect égal.

Pour ceux et celles qui s’opposent au spécisme, cela soulève la question de savoir comment combattre de telles forces oppressives sans réaffirmer une hiérarchie des valeurs entre les humains et les animaux non humains, et de nombreuses (éco)féministes sont précisément opposées aux stratégies d’émancipation qui sont employées au détriment des groupes marginalisés et vulnérables d’individus, dont les animaux non humains. C’est ce qui les amène à critiquer les rapprochements faits entre les femmes et les animaux dans la publicité qui vise à dénoncer le sexisme, parce qu’ils laissent entendre que des pratiques oppressives ne soulèvent un problème moral que lorsqu’elles concernent des femmes, mais non des animaux non humains. À l’inverse, elles s’élèvent aussi contre les campagnes antispécistes misant sur l’instrumentalisation du corps des femmes (comme certaines campagnes de sensibilisation au sort des animaux déployées par l’organisme Peta), qui semblent nuire au féminisme. On pense qu’il est plus juste et qu’il sera sans doute plus efficace de mener ces luttes contre les privilèges injustes de manière convergente et solidaire.

Dans ce panel, seront notamment explorés les rapprochements patriarcuax souvent faits entre les femmes et les animaux non humains par la mise en avant de dualités associées au genre et à la race (sujet/objet; raison/émotion; dépendance/autonomie; instinct et intuition/liberté; nature/culture; vulnérabilité/pouvoir; vie biologique/vie biographique; etc.), par le recours à certains actes de langage (compliments ou insultes animalistes genrés) ou par des pratiques de contrôle du corps ou des fonctions sociales sexuées (reproduction, sphère domestique, servir, soigner, etc.).

Présentations:
Christiane Bailey (Social Justice Centre, Concordia) -« L’écoféminisme et la thèse des destins liés »;
Lauren Corman (Brock U.) -« A Gendered Rubik’s Cube: Slaughterhouse Labour, Violence, and Trauma ».

Commentaires:
Laurie Gagnon-Bouchard (UQTR);
Angie Pepper (U. of Roehampton).

Mardi 31 août 2021

9h30-12h00

Panel #3 –LE SPÉCISME ET LE RACISME

Coorganisateurs: Luc Faucher (UQÀM) et François Jaquet (CRÉ)

À l’origine, le spécisme a évidemment été défini par analogie avec le racisme : tandis que les racistes discriminent en fonction de la race, les spécistes discriminent en fonction de l’espèce. Mais l’analogie ne s’arrête pas là. Selon ses opposants, le spécisme  est injuste pour la même raison qui rend le racisme injuste. Leur argument est simple : le racisme est injuste parce qu’il implique un traitement différentiel en l’absence d’une différence moralement pertinente ; or le spécisme en fait autant ; donc, le spécisme est lui aussi injuste.

Cette analogie entre le spécisme et le racisme constitue bien sûr un sujet sensible. Pendant la plus grande partie de l’histoire humaine, on trouvait acceptable de comparer les « groupes racisés » aux animaux. Que ce ne soit plus le cas est bien sûr un signe de progrès moral. Mais cela révèle aussi le chemin qui reste à parcourir : un jour peut-être le terme « animal » ne sera-t-il plus utilisé comme une insulte.

Dans ce contexte critique, quels parallèles peut-on légitimement établir entre le spécisme et le racisme – quelles sont les perspectives et les limites de cette analogie ? Et quels ponts construire entre l’étude philosophique et scientifique de ces deux formes de discrimination ? Ce panel se fixe pour objectif d’aborder ces questions.

Présentations:
Dalida Awada (UdeM) -« Racisme et spécisme : bien plus qu’une analogie »;
Luc Faucher (UQÀM) -« Sans émotion: comment l’approche émotionnelle du racisme éclaire le spécisme ordinaire »;
François Jaquet (CRÉ) -« Speciesism and Tribalism: Embarrassing Origins ».

13h00-16h30

Panel #4 – LE SPÉCISME ET LE CAPACITISME

Coorganisateur.rice : Jonas-Sébastien Beaudry (McGill) et Valéry Giroux (CRÉ)

Le capacitisme et le spécisme désignent tous deux des oppressions consistant à inférioriser les individus dépourvus des capacités physiques et mentales que possèdent ceux qui sont considérés comme les véritables sujets moraux, politiques et légaux : les êtres humains neurotypiques n’ayant aucun handicap physique. Le capacitisme vise les êtres humains dont le corps ou l’esprit s’éloigne de la norme alors que le spécisme cible les animaux non humains parce qu’on les considère comme dépourvus de certaines capacités cognitives sophistiquées typiquement associées à l’humanité.

À première vue, ces deux types de discriminations semblent avoir plusieurs points en commun et leur théorisation pourrait, l’une par l’autre, être éclairée. On pourrait même comprendre le spécisme comme une forme de capacité. Cependant, les chercheur.se.s en théorie du handicap et ceux.lles qui travaillent en éthique animale ne conçoivent pas toujours l’oppression de la même façon et se sont même parfois affrontés. Par exemple, certains théoriciens du handicap pensent qu’établir des parallèles entre les animaux non humains et les personnes handicapées pourrait dénigrer le statut d’êtres humains vulnérables plutôt que d’élever celui des animaux non humains.

Ce panel réunit des expert.e.s qui s’intéressent à cette tension et cherchent à trouver des solutions pour la surmonter et penser les deux champs d’études de manières compatibles et complémentaires.

Présentations:
Shelley Tremain (BIOPOLITICAL PHILOSOPHY) -« Ableism, Animals, and Apparatuses »;
Agnes Trzak (Activist-scholar) – « Speciesism and Disability: A Story about a disabled Dog, a Duck and the Woman who Cared for Them ».

Commentaires:
Valéry Giroux (CRÉ);
Matthew Palynchuk (McGill).

Injustices épistémiques en bref

June 14, 2021 Leave a comment

En collaboration avec la Chaire de recherche du Canada sur l’injustice et l’agentivité épistémiques, le Comité Équité de la Société de philosophie du Québec a le grand plaisir de vous présenter le projet « Injustices épistémiques en bref » ! Tout au long du mois de juin, nous diffuserons sur Facebook (https://www.facebook.com/comiteequitespq)et Youtube (https://www.youtube.com/channel/UCLIRxJ8aRjoZR0sOzYvEreg) quatre capsules vidéos réalisées à partir des travaux de recherche de quatre membres de la Chaire et illustrées par Martine Frossard (http://martinefrossard.com/).

En plus de rendre accessible des concepts entourant les injustices épistémiques, le travail des chercheur-euse-s constitue un outil pertinent à diffuser tant aux étudiant-e-s qu’au corps professoral qui côtoie les Cégeps et les universités.

Le Comité Équité de la Société de philosophie du Québec

“Animal Rights and the Concept of Dignity” – GRÉEA round-table | Table-ronde

June 10, 2021 Leave a comment

Le français suit
The Research Group in Environmental and Animal Ethics (GRÉEA) is pleased to invite you to a virtual round-table on “Animal Rights and the Concept of Dignity” with Rainer Ebert (CRÉ, GRÉEA), Pablo Gilabert (Concordia University) and Will Kymlicka (Queen’s University).
This event will be held through ZOOM on July 6, 2021 at 12:00 pm (EDT). Abstracts can be found here: https://greea.ca/évènement/round-table-animal-rights-the-concept-of-dignity/

Registration by email is required: ely.mermans@umontreal.ca

For any accessibility issues, please feel free to contact us.



Le Groupe de recherche en éthique environnementale et animale (GRÉEA) a le plaisir de vous inviter à une table-ronde en ligne sur le thème “Animal Rights and the Concept of Dignity” avec
Rainer Ebert (CRÉ, GRÉEA), Pablo Gilabert (Concordia University) et Will Kymlicka (Queen’s University).

L’événement se tiendra sur ZOOM mardi 6 juillet 2021 à 12h00 (EDT). Le résumé des interventions peut être consulté ici : https://greea.ca/évènement/round-table-animal-rights-the-concept-of-dignity/

La préinscription par courriel est requise : ely.mermans@umontreal.ca

Pour toute question sur l’accessibilité de l’événement, n’hésitez pas à nous contacter.

Workshop in philosophy of science “Experiment and Theory”

May 31, 2021 Leave a comment

Dear all,

You are cordially invited to a workshop in philosophy of science that will take place Monday, June 7, entitled “Experiment and Theory”. For more information, including schedule and abstracts, please visit http://mollymkao.com/aesop/events/experiment-theory/.

The workshop will take place virtually. Please register at the following link: https://umontreal.zoom.us/meeting/register/tZAoceCpqTwoG93neBZ_8ZcYHq_AF_GApIog

Date: Monday June 7, 2021

Time: 9:00am – 2:15pm (Eastern Time (GMT -4))

Contact : molly.kao@umontreal.ca

This event is organized as part of the activities of the Aesop Chair (Philosophy of Science) in the department of philosophy at the University of Montreal, in collaboration with the Montreal Philosophy of Science Network.

AAC | CFP : Journée d’étude jeunes chercheuse·eurs du GRÉEA | GRÉEA’s early career scholars workshop

May 13, 2021 Leave a comment

English follows

Appel à communications : Journée d’étude jeunes chercheuse·eurs du GRÉEA 23 & 24 septembre 2021Organisation : Ely Mermans & Véronique Armstrong

Le Groupe de recherche en éthique environnementale et animale (GRÉEA) a le plaisir d’annoncer la tenue d’une journée d’étude jeunes chercheuse·eurs ouverte aux étudiant·es et récent·es diplômé·es [1] dont les travaux s’inscrivent dans au moins l’un des trois axes de recherche du GRÉEA :

  1. Les enjeux normatifs fondamentaux de l’éthique animale et/ou de l’éthique environnementale;
  2. Les questions pratiques qui entourent nos rapports aux animaux et à la nature;
  3. Les connaissances scientifiques et les considérations épistémologiques qui nous permettent de penser nos relations avec le non humain.

[1] Diplômé·es ayant obtenu leur diplôme de Master, Maîtrise ou Doctorat après le 1 er septembre 2018 hors étudiant·es et candidat·es au doctorat.

Présentation de la journée d’étude

L’objectif de cette journée est de permettre aux membres étudiant·es du GRÉEA et aux jeunes chercheuse·eurs qui travaillent sur des problématiques relatives aux enjeux d’éthique environnementale ou animale de publiciser leurs travaux dans un espace propice à l’échange et à la discussion.

La journée se déroulera en présentiel à Montréal/Tiohtià:ke et/ou en distanciel (fuseau horaire, EDT) suivant les restrictions sanitaires en place à l’automne 2021. Les propositions d’étudiant·es et de récent·es diplômé·es qui ne pourraient être présent·es en personne sont donc les bienvenues (suivant la politique du GRÉEA, les déplacements par avion et longue distance sont fortement déconseillés). Date limite pour soumettre une proposition de communications : 1er juillet 2021

Informations complémentaires et formulaire de candidature : https://greea.ca/nouvelles-fr/aac-journee-detude-jeunes-chercheuse%c2%b7eurs-du-greea-date-limite-1er-juillet-2021/ 

Call for proposals: GRÉEA’s early career scholars workshop

September 23-24, 2021Organization: Ely Mermans & Véronique Armstrong

The Research Group in Environmental & Animal Ethics (GRÉEA) is pleased to announce the organization of an early career researchers [1] workshop opened to candidates whose work connects with one or more of GRÉEA’s research axes:

  1. Fundamental normative issues in animal ethics and/or environmental ethics;
  2. Practical issues related to our relationship to non-human animals and nature;
  3. Scientific knowledge and epistemological approaches that can help to elucidate our relationship with non-human entities.

[1] Graduated scholars and PhD who have defended their thesis after September 1st, 2018.

Presentation of the workshop

This workshop aims to give an opportunity to student GRÉEA’s members and early career scholars whose research tackle environmental or animal ethics issues to publicize their work within a dedicated space favorable to exchange and discussion.

The workshop will be held in Montreal/Tiohtià:ke and/or through ZOOM (time zone, EDT) according to the public health restrictions in place in fall 2021. Candidates are welcome to submit a paper to be presented “in person” or through ZOOM (following GRÉEA’s policy, air and long-distance travels are strongly discouraged). Deadline to submit a proposal:July 1st, 2021

More information and application form: https://greea.ca/en/news/cfp-greeas-early-career-scholars-workshop-deadline-july-1st-2021/

Omer Moussaly – Crise d’hégémonie durant la pandémie de Covid-19 : une analyse gramscienne

April 24, 2021 Leave a comment

Vous êtes cordialement invités dans le cadre du :

Cycle de conférences virtuelles interactives

(Zoom et FaceBook)

Programme Hiver 2021

La démocratie et la justice au temps de la Covid (et après)

Séance du 27 avril 2021 – 14h (Mtl)

OMER MOUSSALY (Universités Laval et UQAM)

CRISE D’HÉGÉMONIE DURANT LA PANDÉMIE DE COVID-19 :

UNE ANALYSE GRAMSCIENNE

 En dialogue avec les jeunes chercheurs de la ChaireRésumé :Gramsci avertissait qu’entre une ancienne forme de société qui se meurt et une nouvelle forme qui tarde à naître, une « variété de phénomènes morbides » occuperait le devant de la scène politique. Mon exposé cherche à démontrer la fécondité de la pensée gramscienne qui continue à offrir des pistes heuristiques pour étudier une nouvelle crise d’hégémonie du capitalisme. À l’appui, j’exploiterai les  contributions d’auteurEs tels que H. Portelli, J.-M. Piotte, M.-A. Macciocchi, Ch. Buci-Glucksmann, R. Keucheyan et A. Tosel. J’illustrerai enfin la pertinence d’un modèle d’analyse politique gramscien pour scruter quelques problèmes actuels du capitalisme avancé. en m’inspirant de mes propres études : « Gramsci, les intellectuels organiques et la lutte sociale » paru dans l’ouvrage collectif Gramsci notre contemporain (2020) sous la direction de V. Lemay, A.Mouchtouris,  M.-N. Laperrière et R. Bachand ; ainsi que « Crise d’hégémonie aux États-Unis et dans le monde : trois scénarios » in Antonio Gramsci. Textes choisis et traduits : Retour d’une pensée du Sud pour le monde(2021), dir. J.-B. Desnel. Participer à la réunion Zoom

https://uqam.zoom.us/j/82518980226?pwd=eHJ5ZXphT25Od0pqazk1T1prd2hhZz09

ID de réunion :  825 1898 0226 Mot de passe : 211352

Vous pouvez également rejoindre la réunion comme suit :

Canada +12042727920,,82518980226# ou +14388097799,,82518980226#

Événement Facebook :

https://www.facebook.com/events/300199851541512?locale=it_IT

Chaire Unesco – UQAM : http://www.unesco.chairephilo.uqam.ca/

Sandra Linc-Salazar – Inspiración feminista venida del medioevo: un acercamiento al pensamiento de la filósofa Cristina de Pizán” (« Inspiration féministe provenant du Moyen Âge : une approche de la pensée de la philosophe Christine de Pisan »

April 11, 2021 Leave a comment

Bonjour,

Pour sa 53e conférence, Fillosophie organise sa première conférence en espagnol !

Le comité a le plaisir d’accueillir Sandra Lince-Salazar, professeure à l’Universidad de Caldas-Colombie, pour une conférence en ligne intitulée :

“Inspiración feminista venida del medioevo: un acercamiento al pensamiento de la filósofa Cristina de Pizán” (« Inspiration féministe provenant du Moyen Âge : une approche de la pensée de la philosophe Christine de Pisan »)

La conférence aura lieu le vendredi, 16 avril à 17 h (heure de Montréal), sur Zoom.

Le lien Zoom et le résumé de la conférence se trouvent sur notre site web. Vous trouverez également l’information de la conférence sur l’événement Facebook.

Nous espérons vous y voir en grand nombre !

L’équipe Fillosophie

Simona Capisani – The Right to a Livable Locality and Climate Displacement in the Territorial State System

April 7, 2021 Leave a comment

The Research Group in Environmental and Animal Ethics (GRÉEA) is pleased to invite you to its next online event:

Simona Capisani (Harvard University), “The Right to a Livable Locality and Climate Displacement in the Territorial State System(see abstract below). This event will be held via ZOOM on April 27, 2021 at 14:00(EDT).

Registration by email is required: ely.mermans@umontreal.ca

For any accessibility issues, please feel free to contact us.

Le Groupe de recherche en éthique environnementale et animale (GRÉEA) a le plaisir de vous inviter à son prochain événement en ligne :

Simona Capisani (Harvard University), “The Right to a Livable Locality and Climate Displacement in the Territorial State System (voir résumé ci-dessous). La conférence aura lieu sur ZOOM mardi 27 avril 2021 à 14h00 (EDT).

La préinscription par courriel est requise : ely.mermans@umontreal.ca

Pour toute question sur l’accessibilité de l’événement, n’hésitez pas à nous contacter.

Abstract | Résumé

People have primarily inhabited a restricted range of temperatures on the surface of the earth for most of human history. This “human climate niche” is now threatened due to anthropogenic climate change, and a significant portion of these areas is likely to become far less habitable. Many have and will continue to be forced to move within and across national borders. Those without the means to adaptive mobility face a myriad of challenges and intersecting injustices as the livability of the places they occupy continues to deteriorate.

This talk takes a “practice-based” approach to answering questions regarding the nature of our obligations to those displaced by climate change. The normative ground I defend can help identify what kinds of adaptive adjustments are both reasonable and necessary for meeting the demands of justice for climate-induced displacement and migration. Specifically, the talk identifies and explicates a basic right people at risk of displacement have a claim to– the right to a livable locality. I argue that such a right establishes a correlative moral “associative obligation” to climate displaced persons. A principle of protection thus emerges as a requirement of legitimacy for the international state system understood as a social practice. To more fully account for the right, this talk raises and aims to answer the following question: what is an embodied individual and community’s relation to its space in a territorial state system such that, if the qualities or the physical location changes, that space is still livable?

In answer to this question, I argue that we need a “dynamical” notion of a livable space, which allows us to assess what changes in location people can or cannot be reasonably asked to adapt to. Second, we need an account that explains why “basic needs” are related in a constitutive, rather than merely instrument way, to location. I argue that as embodied human beings within a territorial state system, the relationship to a livable space is not merely incidental. Rather, being under conditions where livable space can no longer be guaranteed is morally relevant for participants in a social practice which is territorially all-encompassing and territorially exclusive.

Dominique Leydet – Selon leurs propres termes » ou comment penser un dialogue entre traditions juridiques autochtones et allochtones dans « l’esprit de Haida Gwaii »

March 23, 2021 Leave a comment

Pour sa 52ème conférence, Fillosophie reçoit Dominique Leydet, professeure regulière en philosophie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
Elle nous introduira au sujet suivant :« Selon leurs propres termes » ou comment penser un dialogue entre traditions juridiques autochtones et allochtones dans « l’esprit de Haida Gwaii ».Rejoignez-nous le mardi 30 mars, à 15h30, en suivant le lien Zoom, en passant par notre site Web : https://fillosophie.com/programmation/

Vous pouvez aussi retrouver l’événement sur Facebook, en suivant ce lien : https://www.facebook.com/events
Résumé de la conférence :

“Dans Étrange multiplicité, James Tully utilise la sculpture de Bill Reid, The Spirit of Haida Gwaii pour nous aider à nous représenter ce que serait un véritable dialogue interculturel, dans lequel les participant.e.s s’exprimeraient « selon leurs propres termes », sans que ce qui est dit ne soit ramené par les auditeurs à ce qui leur est déjà familier. Si cette métaphore reste très suggestive, la question de savoir à quelles conditions, dans quels contextes, par quelles méthodes mettre en œuvre un tel dialogue fait toujours l’objet d’importants débats. Dans cette communication, j’aimerais vous présenter la façon dont cette question est posée et débattue par des juristes autochtones qui s’interrogent sur le bien-fondé et sur les implications de l’idée de (re)présenter des traditions juridiques autochtones dans un contexte allochtone, notamment dans le contexte de l’enseignement en faculté de droit. D’une part, comment présenter « selon ses propres termes » une tradition juridique autochtone d’une façon qui la rende compréhensible pour des allochtones sans réduire pour autant sa différence et sans qu’elle se retrouve assujettie au droit civil ou à la common law? Un tel projet est-il envisageable dans un contexte qui reste grevé de rapports de pouvoir profondément inégaux? D’autre part, qu’est-ce qu’une mise en dialogue des traditions juridiques autochtones et allochtones exigerait de la part des participant.e.s allochtones et des institutions dans lesquelles elle serait appelée à se produire? J’examinerai ces questions en prenant comme principal fil conducteur l’œuvre du juriste anishinabe John Borrows.”Au plaisir de vous y voir !
L’équipe de Fillosophie