François Claveau – Exercice de métaépistémologie pratique

March 12, 2019 Leave a comment
Conférence départementale/GRIN/CRÉ
Invité : François Claveau, département de philosophie et d’éthique appliquée
(Université de Sherbrooke), Chaire de recherche du Canada en épistémologie pratique.
Date : 22 mars 2019, de 10h à 12h
Lieu : local 307, département de philosophie de l’Université de Montréal, 2910 Bd Édouard Montpetit (métro Université de Montréal).
Titre : Exercice de métaépistémologie pratique
Résumé
L’épistémologie pratique orientée vers les systèmes vise à décrire et à évaluer l’activité
épistémique d’entités collectives. Ces entités sont diverses : des organismes humanitaires
aux banques centrales en passant par les champs de recherche scientifique. L’atteinte de
l’objectif évaluatif de l’épistémologie pratique nécessite un cadre normatif : pour juger
rigoureusement de la performance épistémique d’une entité, il nous faut des critères
explicites de ce qui constitue une performance adéquate. Mon objectif dans cette
communication est de clarifier l’interaction adéquate entre le cadre normatif et l’étude
descriptive d’entités concrètes. Je soutiens que, dans les cas de tensions entre le cadre
normatif et les caractéristiques de l’entité, l’épistémologue pratique doit avoir une
méthode explicite pour attribuer les torts. Deux champs d’études sont utilisés pour
montrer que cette méthode a été trop faiblement articulée jusqu’à aujourd’hui : d’un côté, l’histoire et la philosophie des sciences et, de l’autre, l’épistémologie sociale fiabiliste.
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Caroline T. Arruda – Sticking to it and Settling: Commitments, Normativity and the Future

March 12, 2019 Leave a comment
Next GRIN Workshop – Prochain Atelier du GRIN
  • 9 avril 2019 : Caroline T. Arruda (University of Texas)  Sticking to it and Settling: Commitments, Normativity and the Future”

10h-12h – Salle : C-1017-02, Carrefour des Arts et des Sciences, 1er étage, Pavillon Lionel-Groulx – 3150, rue Jean-Brillant, UdeM

Abstract:

People often think that commitments are designed to secure various aspects of the way we exercise our agency over and through time. These include the following: commitments help us to resist temptation (Holton 2009; Marušić 2015 ); commitments block re-deliberation (Bratman 2004; 2016; 2018 Hinchman 2015; Holton 2009); commitments help us to do what we correctly think that we are unlikely to do (Marušić 2015 ); commitments ensure (or provide one route by which to ensure) the diachronic stability of our intentions or decisions (Morton 2013; Morton & Paul forthcoming). Broadly speaking, we can say that commitments are a source of what we might broadly classify as agential stability. Or, more simply, commitments explain how and why I should “stick to it” or “settle” on a course of action. In this paper, I argue that paradigmatic cases of commitments reveal that commitments themselves cannot nor could not provide any of these kinds of agential stability. Instead, I show that if commitments serve any of these functions, it is in virtue of their relationship to what we care about, what has import for us or what we value. If this is correct, it follows that it isn’t the commitment that does the work in explaining why we should “stick to it”; it is the reasons that we have to form the commitment in the first place.

Claude Dauphin – Émotions esthétiques et turbulences politiques au xviiie siècle : les Philosophes aux barricades du goût musical

March 10, 2019 Leave a comment

Vous êtes cordialement invités

À la troisième séance de la saison Hiver 2019

Dans le cadre

du

Cycle conjoint des conférences – débats

 Chaire UNESCO-UQAM et Chaire ACME-Laval

Hiver 2019

17h30-19h30 – Salle AM-205/204 Bibliothèque centrale

Pavillon Hubert-Aquin, UQAM, 400, rue Sainte-Catherine Est

Émotions et démocratie

Les moments où « l’Histoire sort de ses gonds » (Michelet)

 

TROISIÈME SÉANCE

Jeudi 14 mars

Conférencier : CLAUDE DAUPHIN (Musique-UQAM)

Émotions esthétiques et turbulences politiques au xviiie siècle :

les Philosophes aux barricades du goût musical

Avocat du diable : THIERRY CÔTÉ (doctorant Philo-UMontréal).

Thierry Martin – La naissance de la mathématisation du hasard chez Pascal

March 8, 2019 Leave a comment

Le 14 mars prochain, les ateliers de recherche en épistémologie cognitive et comparée reçoivent le professeur Thierry Martin du Laboratoire Logiques de l’Agir – EA 2274, Université Bourgogne Franche-Comté, Besançon.

Voici le résumé de la présentation du professeur Martin:

La naissance de la mathématisation du hasard chez Pascal

Parmi les traités scientifiques que Pascal adresse à l’Académie parisienne en 1654, figure un petit opuscule intitulé Usage du triangle arithmétique pour déterminer les partis qu’on doit faire entre deux joueurs qui jouent en plusieurs parties. Pascal en souligne immédiatement l’importance en précisant qu’il s’agit d’un « traité tout à fait nouveau, d’une matière absolument inexplorée jusqu’ici », qu’il désigne par l’expression surprenante de « géométrie du hasard ». La tradition a interprété cette innovation pascalienne comme étant l’acte de naissance du calcul des probabilités. Mais la question se pose de savoir si l’on peut identifier ainsi les débuts de la mathématisation de l’incertain et la naissance du calcul des probabilités. Le but de l’exposé est de revenir sur cet aspect de l’œuvre de Pascal pour en mesurer la signification et la portée.

Jour: Séance du 14 mars 2019

Heure: 13h30 à 16h

Où et comment:

Pour participer à la réunion Zoom via le web: https://zoom.us/j/324091826

On pourra s’y connecter via le web à compter de 13h00.

Par téléphone: +1 647 558 0588 Canada

ID de réunion : 324 091 826

Lisa Tessman – Failure without fault

March 6, 2019 Leave a comment

Lisa Tessman (Binghamton University)  “Failure without Fault”

5 avril 2019, 10h-12h – Salle : 307, Stone Castle – 2910 bvd Édouard-Montpetit, UdeM

Abstract:

People often suffer from anguish or other distressed emotions in the wake of their own moral failures. Drawing on the literature on “moral distress” (in medical ethics) and “moral injury” (in military ethics), I compare situations in which people suffer in the aftermath of what are moral failures only in their own eyes, and situations in which they suffer in the aftermath of wrongdoings for which other people, too, may hold them accountable. When a wrongdoing is completely unavoidable, people often still take themselves to be responsible for it, but other people cannot hold them responsible. The anguished sense of responsibility experienced in the wake of unavoidable wrongdoing expresses an important form of valuing, that, I suggest, other people should respect by refraining from pushing the sufferer to relinquish it. To better understand this, I examine both the first-person experience of being required and the sense of requirement experienced from what, following Darwall, we can call the second-person standpoint. I take first-person experiences of requirement and second-person address to be two different sources of normativity, associated with opportunities for different kinds of failures.

Paul Dumouchel – Passions en politique

February 28, 2019 Leave a comment

Cycle conjoint des conférences – débats

 Chaire UNESCO-UQAM et Chaire ACME-Laval

 17h30-19h30 – Salle AM-205 Bibliothèque centrale

Pavillon Hubert-Aquin, UQAM, 400, rue Sainte-Catherine Est

Émotions et démocratie

Les moments où « l’Histoire sort de ses gonds » (Michelet)

 Hiver 2019

Séance du Jeudi 7 mars

Paul DUMOUCHEL (Ritsumeikan University, Japon), Passions en politique

Avocate du diable : Sandrine ROUX (Philo-UQAM).

Marie-Anne Casselot – Repenser la charge mentale et le travail émotionnel

February 28, 2019 1 comment

Repenser la charge mentale et le travail émotionnel

par Marie-Anne Casselot, doctorante en philosophie, Université Laval

Visioconférence à partir du Campus Longueuil de l’Université de Sherbrooke, jeudi 4 avril à 18h30, local 3650/Campus principal, local A1-228

Les concepts de « charge mentale » et de « travail émotionnel » recouvrent une panoplie d’expériences vécues pertinentes à analyser à partir du cadre théorique de la phénoménologie féministe. La charge mentale désigne une habitude mentale d’anticipation constante des tâches et des soins à exécuter tandis que le travail émotionnel constitue une capacité de gestion des émotions, d’écoute, d’attention et de souci envers l’autre. Cette présentation posera les questions suivantes : i) Quels sont les vécus intentionnels derrière la charge mentale et le travail émotionnel ? ii) Comment influencent-t-ils l’intentionnalité du sujet ? iii) Et comment sont-ils une partie intégrante de l’être au monde « féminin » ?