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Appel à contributions: Les Ateliers de l’éthique–the Ethics forum

February 5, 2014 Leave a comment Go to comments

Les Ateliers de l’éthique/The Ethics Forum
(English will follow)
Sous la direction de Valéry Giroux <http://creum.umontreal.ca/chercheur/valery-giroux-2/> (Université de Montréal) et Jean-Philippe Royer<http://creum.umontreal.ca/chercheur/jean-philippe-royer/> (Université de Montréal & Université catholique de Louvain).
La revue Les Ateliers de l’éthique sollicite des contributions portant sur les thèmes de l’éthique animale et de la justice animale.
L’éthique animale se consacre à la responsabilité morale des êtres humains à l’égard des autres animaux appréhendés en tant qu’individus. La question de l’inclusion de certains animaux non humains dans la communauté morale, et peut-être même juridique, donne lieu à une réflexion sur les critères qui sous-tendent la valeur morale des entités et sur la façon dont les différentes théories normatives demandent aux agents moraux de se comporter envers les animaux – si tant est que certains d’entre eux puissent être considérés comme des patients moraux. Faut-il penser nos obligations envers les autres animaux à partir de l’utilitarisme, du déontologisme, de l’éthique de la vertu ou encore de l’éthique de la sollicitude ? Quelles sont ces obligations ? Se limitent-elle à minimiser la souffrance infligée aux animaux ? Remettent-elles plutôt en cause toute utilisation d’un être sensible pour des fins humaines ? Bien que les quarante dernières années aient vu paraître de très nombreuses publications sérieuses sur le sujet, certaines questions n’ont pas, à ce jour, trouvé de réponses qui fassent consensus. Comment penser l’intérêt à vivre ou la valeur de la vie des animaux non humains ? Comment envisager par ailleurs leur intérêt à être libre : peut-il être intrinsèque ou est-il tout au plus instrumental ? Les intérêts des animaux, s’ils existent, doivent-ils être protégés de la même manière que l’on protège les intérêts similaires des êtres humains ? Est-ce que toute utilisation d’animaux non humains constitue une exploitation ? L’analogie entre animaux sensibles non humains et cas humains marginalisés est-elle légitime ? Qu’en est-il des autres parallèles suggérés entre certaines formes d’utilisation d’animaux et certains types d’exploitation humaine ? Que penser de l’objection de la prédation ou de celle des torts causés indirectement aux animaux par l’agriculture céréalière d’un monde végane ? Avons-nous la responsabilité individuelle d’adopter le véganisme ?
D’une réflexion éthique portant sur ces nombreuses problématiques classiques concernant les obligations morales que les êtres humains ont envers les autres animaux, la philosophie animale normative se déplace aujourd’hui de plus en plus vers le domaine du politique afin de porter davantage sur les devoirs de justice qui les concernent. De ce point de vue, on peut d’abord se demander ce qui rend une entité digne de justice. Est-ce uniquement la participation au système coopératif d’une société, l’autonomie rationnelle, la vulnérabilité et la capacité à être affecté par la structure institutionnelle sociétale ou autre chose ? Le contractualisme est-il nécessairement limité à l’inclusion de sujets humains ou peut-on mettre à l’épreuve et, éventuellement, renouveler les approches contractualistes « classiques » dans le but de les rendre hospitalières au droit des animaux ? Les animaux non humains peuvent-ils être inclus parmi les bénéficiaires de la justice distributive ? Devrait-ils avoir accès aux conditions minimales du bien-être, aux avantages, aux ressources, aux biens sociaux premiers ou à l’épanouissement à travers l’exercice de certaines capabilités ? Quels devoirs et responsabilités avons-nous collectivement envers eux ? S’agit-il uniquement d’obligations négatives (le respect des droits et libertés les plus fondamentaux) ou avons-nous des devoirs positifs à leur égard qui émaneraient des formes variées de relations que les animaux entretiennent avec les sociétés humaines et leurs institutions ? On peut également se demander quelles sont nos obligations spécifiquement politiques à l’égard des animaux non humains. Doivent-ils être considérés comme des membres à part entière de « communautés mixtes », partageant un même projet de citoyenneté ? Qu’en est-il des animaux sauvages qui, bien que ne vivant pas parmi nous, sont grandement affectés par les diverses entreprises humaines, notamment par la détérioration des écosystèmes dont ils dépendent ? Doivent-ils être eux aussi pris en compte dans l’élaboration d’une « justice globale » ?
Le dossier spécial s’intéressera aux débats contemporains de la philosophie animale normative. Les textes soumis devront analyser des problématiques liées principalement aux enjeux moraux et politiques mentionnés, mais aussi, si les auteur(e)s le souhaitent, examiner les facettes juridiques et socioéconomiques des pratiques sociales touchant les animaux non humains. Bien sûr, les sujets qui seront abordés pourront également se trouver en amont ou en périphérie de ces questions centrales.
Les Ateliers de l’éthique/The Ethics Forum est la revue du Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal (CRÉUM), et publie maintenant trois numéros par an entièrement accessibles sur le web. Elle publie des articles de recherche traitant d’éthique sous ses multiples formes, en particulier les enjeux normatifs des politiques publiques et des pratiques sociales.
Pour en savoir plus, visitez notre nouveau site web<http://creum.umontreal.ca/categorie/les-ateliers-de-lethique/?doing_wp_cron=1390151049.5098431110382080078125>.
Détails pour la soumission des contributions
Envoi d’une proposition d’article (500 mots max.) : 15 mars 2014.
Si votre proposition est acceptée, votre article devra être soumis au plus tard le 15 juin 2014.
Les textes publiés seront sélectionnés parmi les meilleurs et un processus de correction s’ensuivra après l’évaluation qui sera envoyée aux auteurs. Chaque texte sera évalué par deux pairs à double insu.
Format des articles
– Textes de 6000 à 12000 mots, simple interligne.
– Police à utiliser: Times New Roman 12 point.
– Notes en fin de texte et non en bas de pages.
– Inclure un résumé de 200 mots en français et en anglais.
Le détail des consignes aux auteurs se trouve sur le site de la revue.
Soumission du texte
Les propositions et articles seront soumis par courrier électronique en format .doc aux responsables du dossier Valéry Giroux (valery.giroux@umontreal.ca<mailto:valery.giroux@umontreal.ca>) et Jean-Philippe Royer (jean-philippe.royer@umontreal.ca<mailto:jean-philippe.royer@umontreal.ca>).

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