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Café-philo : La place des femmes en philosophie

Café-philo : La place des femmes en philosophie

« Les femmes peuvent certes être cultivées, mais elles ne sont pas faites pour les sciences les plus élevées, ni pour la philosophie ni pour certaines formes d’art, qui exigent quelque chose d’universel. Les femmes peuvent avoir des idées, du goût, de l’élégance, mais l’Idéal ne leur est pas accessible. La différence qu’il y a entre l’homme et la femme est celle qu’il y a entre l’animal et la plante. L’animal correspond davantage au tempérament masculin, la plante davantage à celui de la femme. Car la femme a davantage un développement paisible, dont le principe est l’unité indéterminée de la sensibilité. Si les femmes sont à la tête du gouvernement, l’État est en danger, car elles n’agissent pas selon les exigences de l’universalité, mais au gré des inclinations et des opinions contingentes. La formation de la femme se fait on ne sait trop comment, par imprégnation de l’atmosphère que diffuse la représentation, c’est-à-dire davantage par les circonstances de la vie que par l’acquisition des connaissances. L’homme, par contre, ne s’impose que par la conquête de la pensée et par de nombreux efforts d’ordre technique. »
– Hegel, Principes de la philosophie du droit, §166 add.
***
La philosophie a un lourd passé en matière de réflexion sur les femmes : outre les propos de Hegel rapportés plus haut, on aurait pu, dans la même veine, citer Aristote, Kant, et bien d’autres encore. À quel point ce passé l’affecte-t-elle encore aujourd’hui? 

L’idée d’organiser un café-philo autour de la question très large de « La place des femmes en philosophie » s’est imposée lorsque nous avons constaté à quel point ce sujet pouvait susciter, encore aujourd’hui, discussions, remises en question et débats. Déjà autour de nous, des comités se créaient, des soirées thématiques, groupes de recherches et séminaires avaient lieu, se penchant tous plus ou moins sur la question des femmes dans le milieu académique comme lieu d’apprentissage, lieu de travail, lieu d’échange et de débats, sur leur rôle et leur statut. 

Question très large, ouverte et voulant se restreindre le moins possible à une conception étroite, « La place des femmes en philosophie » est le prétexte d’un espace de discussion pour échanger les divers points de vue, parler d’une expérience, interroger le contexte dans lequel se fait l’apprentissage et la recherche en philosophie, et chercher à savoir s’il produit ou non des structures imperceptibles pouvant devenir des obstacles. 

Nous vous invitons à venir en discuter le lundi 8 avril, à 17h00, au 2e étage du Gainzbar (métro Beaubien) qui nous sera réservé pour l’occasion. Nous lançons l’invitation aux professeures et professeurs, aux étudiantes, aux étudiants, ainsi qu’à tous ceux et celles qui sont intéressé.e.s par la discussion, mais c’est en tant qu’individus que nous nous retrouverons autour de la table pour en discuter.

Cet événement est organisé par des membres de l’Association des étudiant-e-s en philosophie de l’Université de Montréal.

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