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Marian Kupczynski – Théorème de Bell et non-localité quantique : une analyse critique

Conférence

Mardi 10 Juillet, 16h, au local 422 du Département de Philosophie de l’Université de Montréal, 2910, boul. Édouard-Montpetit.

“Théorème de Bell et non-localité quantique : une analyse critique.”

Par Marian Kupczynski, Université du Québec en Outaouais (Dépt. Informatique).

Résumé. Les données de plusieurs expériences physiques sont obtenues sous la forme des séries temporelles de différents résultats. Ces séries temporelles sont d’habitude analysées comme des échantillons de mesure des variables aléatoires, notamment des fréquences empiriques et/ou des histogrammes sont trouvés et les distributions de probabilités empiriques sont comparées avec des prédictions de la théorie quantique. Malgré le fait que les probabilités sont seulement des caractéristiques des expériences aléatoires qui peuvent être estimées en analysant les ensembles des données expérimentales, on prétendait que la théorie quantique donnait la description complète des systèmes physiques individuels. Einstein n’a pas pu accepter cette assertion et en 1935 dans un article écrit ensemble avec Podolsky et Rosen a montré que si on traite la fonction d’onde comme un attribut d’un système physique individuel qui subit une réduction instantanée au moment d’une mesure, on arrive à une contradiction appelée le paradoxe EPR. Si on accepte l’interprétation purement statistique de la théorie quantique le paradoxe EPR est évité mais la question concernant la complétude de la théorie quantique reste sans réponse. Dans ce séminaire je présenterai rapidement le paradoxe EPR et comment il est expliqué en utilisant l’interprétation statistique et contextuelle de la théorie quantique. Ensuite j’examinerai la possibilité de l’existence d’une description plus complète des systèmes physiques et des appareils de mesure expliquant les statistiques quantiques par le manque de contrôle des paramètres décrivant les états des systèmes physiques individuels et des appareils de mesure. Les doutes d’Einstein ont encouragé plusieurs physiciens à examiner différents modèles avec des paramètres cachés ‘hidden variables models’). Un théorème très important a été démontré par John Bell. Notamment il a montré que les prédictions de la théorie quantique pour les corrélations de longue portée entre les directions de polarisation de spin des paires de photons préparés dans un état initial de spin zéro brisent les inégalités de Bell. Des innombrables tests des inégalités de Bell ont confirmé l’exactitude des prédictions de la théorie quantique en éliminant les modèles réalistes et locaux avec les paramètres cachés. Malheureusement la violation des inégalités de Bell est interprétée incorrectement par plusieurs comme une preuve que la théorie quantique est non locale. Dans ma présentation je montrerai que les hypothèses utilisées pour prouver le théorème de Bell sont très restrictives et que la violation de ce théorème ne prouve ni la complétude de la théorie quantique ni sa non-localité. Je montrerai aussi comment simplement d’une façon locale on peut expliquer les corrélations de longue portée dans les différentes expériences physiques.

Conférence organisée par l’Atelier de Recherche Philosophie – Physique, Département de Philosophie, Université de Montréal, contact louis.vervoort@umontreal.ca.

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