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Benoît Dubreuil – Homo symbolicus: l’évolution humaine et les fondements cognitifs de la culture

Homo symbolicus: l’évolution humaine et les fondements cognitifs de la culture

La conférence aura lieu à l’Université de Montréal
le jeudi 20 mars 2008 à 16h30
dans la sale 422 du Pavillon 2910 Édouard-Montpetit
(métro Université de Montréal)

Résumé. Il y a entre 150 000 à 50 000 ans, l’on voit apparaître chez Homo sapiens une série de comportements inédits, marquant l’arrivée d’une culture proprement moderne. C’est durant cette période qu’apparaissent les premières traces d’utilisation de parures et de gravures abstraites, alors qu’un développement technologique accéléré se traduit par une standardisation et une formalisation de l’outillage, des aires culturelles mieux définies et un habitat davantage structuré. Comment expliquer ce changement? Les archéologues et les spécialistes de l’évolution humaine le font souvent en évoquant un changement dans la faculté du langage. L’apparition du langage et de la syntaxe modernes auraient rendu possibles les innovations culturelles associées à Homo sapiens. Dans cette présentation, je soutiendrai que le lien entre l’innovation culturelle chez Homo sapiens et l’évolution du langage, bien qu’il soit largement tenu pour acquis dans la communauté scientifique, n’a jamais été expliqué de manière satisfaisante et est incapable de rendre compte de la variété de comportements observée. À l’inverse, cette difficulté ne se pose pas aux approches qui considèrent qu’un changement cognitif de type général (par exemple, le développement de la mémoire à court terme ou des fonctions exécutives du cerveau) est à l’origine de la culture humaine moderne. Un changement cognitif général est davantage à même d’expliquer l’ampleur et la diversité des changements qui suivent l’apparition d’Homo sapiens qu’un changement linguistique. Le principal défi des hypothèses qui évoquent un changement cognitif général est d’éviter de caractériser celui-ci de manière vague et sans le relier étroitement aux comportements observés. Pour résoudre ce problème, je soutiendrai qu’une aptitude cognitive générale, reliée à l’attention sélective et sous-tendant aussi bien la compréhension de la perspective spatiale que la cognition sociale de haut niveau, explique de manière parcimonieuse les données archéologiques tout en étant crédible sur le plan cognitif.

Benoît Dubreuil est docteur en philosophie et aspirant au Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) à l’Université libre de Bruxelles. Il débutera bientôt un stage postdoctoral à l’Université du Québec à Montréal.

Pour information : Michel Seymour, Département de philosophie, Université de Montréal, 343-5933; courrier électronique : michel.seymour (at) umontreal.ca

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