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Conférences à l’Université de Sherbrooke

Luis Eva, Universidade Federal do Paraná

Le 10 octobre, 17h30, Salon du Carrefour de l’information

«Sur la cohérence du pyrrhonisme et le rôle de l’exemplarité»

Le problème qui m’occupe n’est pas la prétention du sceptique à connaître la vérité, mais celle de fonder une philosophie. Il semble que le sceptique se contredise en se prétendant le possesseur d’une doctrine philosophique. S’il ne peut prétendre dire le vrai et que par ailleurs il mène son existence de philosophe au même niveau que l’assentiment personnel qu’il donne à son « pathos », le sceptique est-il alors un relativiste? En admettant l’existence d’une rationalité accessible en principe à tous, on peut répondre par la négative en mettant en relation la cohérence du scepticisme et l’assentiment suscité par la force persuasive que lui confère cette même cohérence. Sextus en serait le témoin, fût-ce indirectement. D’autre part, cette normativité entre-t-elle en contradiction avec la prétention du sceptique de rester dans une dimension purement subjective quand il exprime son pathos? Ici intervient le rôle de l’exemplarité, décisif pour notre intelligence du scepticisme ancien et à l’aube de la philosophie moderne.

Le 15 octobre, 17h30, Salon du Carrefour de l’information

«Jugement esthétique et jugement moral sont-ils analogues? Réflexions à partir de Shaftesbury et de Hutcheson»

Dans la philosophie britannique du premier XVIIIe siècle, il y a plusieurs manières d’établir une analogie entre éthique et esthétique, entre l’appréhension des qualités morales et l’appréhension des belles formes, entre la « beauté morale » et la « beauté naturelle ». Cette diversité apparaît si l’on embrasse non pas une doctrine seulement, mais une discussion qui court de Shaftesbury à Hume et qui a son pivot dans Hutcheson. L’idée d’une affinité entre les questions morales et les questions que l’on ne disait pas encore esthétiques constituait une évidence rarement questionnée ; mais l’accord entre les auteurs, à son sujet, restait verbal.

Journée mondiale de la philosophie

Le 17 novembre 2007, endroit à déterminer.

«Philosophie, art et culture au Québec»

Au programme cette année : café philo. et conférence de M. Alexis Martin sur la philosophie au théâtre.

Pascal Sévérac, Université de Paris I – CERPHI

Le 27 novembre 2007, 17h30, Salon du Carrefour de l’information

«Spinoza et les sciences sociales»

Il existe une véritable actualité de la pensée spinoziste dans les sciences sociales: pensons aux travaux récents de Frédéric Lordond ont les réflexions jettent les bases explicites « d’un programme qui affirmerait la possibilité de sciences sociales spinozistes ». Cette confrontation engage la question de la constitution du sujet et de ses normes – du sujet entendu comme corps à la fois assujetti et productif, et de ses normes entendues comme logiques affectives. C’est dans cette perspective de la puissance affective du corps que nous travaillerons le rapport entre la philosophie de Spinoza et la sociologie de Pierre Bourdieu.

Pour plus d’informations, contactez Benoît Castelnérac .

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